Vegans et antispécistes

Vegans et antispécistes

Notre société, notre économie, tout notre monde est en train d’évoluer de manière considérable. La digitalisation des service et l’expansion d’internet ont permis de diminuer les différences sociales existantes au sein de nos populations depuis des siècles. Les luttes anti raciales, les luttes pour l’égalité des classes et la fin de la discrimination sont de mise. Au milieu de ce tohu bohu social se trouve la cause animale. Comment traiter les fervents défenseurs de cette cause, et comment surtout leur accorder du crédit ?

La cause animale fait son apparition en force au 21ème siècle. Elle est symptomatique d’une société de consommation, poussée à la surproduction et surtout à la suralimentation. La suralimentation entraîne donc une production excessive de nourriture, et, afin que cette production soit assurée, des mesures doivent être mises en place afin d’optimiser la production de viandes. C’est de là que les grands abattoirs tant critiqués sont nés. Des conditions déplorables pour les animaux, des serres remplies à craquer de poulets qui vivent dans des cages d’un mètre cube a peine empilées les unes sur les autres, le gavage des animaux, et les traitements infernaux infligés lors de leur mise à mort a révolté bon nombre d’adorateurs des animaux.

L’élevage en batterie est hautement critiqué, pour son côté avilissant et dégradant. Un traitement inhumain appliqués à ces animaux. Mais je vais, et bien malgré moi, me placer en fervent défenseur de ce type d’élevage. Certe, dans un monde parfait, les veaux et vaches vivraient ensemble, dans des enclos, à l’air libre, les poulets dans des basses cour, et leur traitement serait donc plus appréciable. Mais nous sommes plus de 7 milliards à peupler cette terre. Plus de 7 milliards à consommer de la viande, plus de 7 milliards à vouloir accéder à des modes de vies confortables et plaisants.

De plus, avec l’émergence des BRICS (brésil, russie, inde, chine, south africa), nous sommes de plus en plus nombreux à pouvoir manger de la viande, à pouvoir accéder à ces styles de vie. Alors, l’élevage en batterie et l’élevage massif est de mise. Car ces pays là ne sont pas végétariens. Ces pays là sont habitués à la viande et ne pourront pas changer du jour au lendemain. C’est là que je me positionne contre les vegans, voulant stopper la production de viande dans le respect des animaux.

De ce respect des animaux de la part des vegans vient une dérive quelque peu dégénérative, c’est l’antispécisme. L’antispécisme est un courant d’idée qui veut une égalité de traitement et l’absence de considération de classe entre les animaux entre eux et entre les animaux et les hommes. Même si la bien pensance m’oblige à dire que je dois respecter ce courant d’idée, je ne le respecte pas. En France, il est porté par Aymeric Caron, grand penseur en carton de notre époque. Selon lui, le combat antispéciste est la lutte la plus importante de notre siècle. Plus importante que la lutte contre le travail infantile, plus importante que la lutte contre la prostitution infantile, que la lutte contre l’esclavagisme, que la lutte contre le tourisme sexuel, ou encore que la lutte contre le sexisme. Dans sa bêtise, il vient se positionner contre le hashtag lancé sur twitter #balancetonporc, en réaction à l’accusation de plus de 30 femmes sur les agressions sexuelles d’un grand producteur hollywoodien, harvey weinstein. Caron va crier au manque de respect pour les porcs, qui selon lui sont assimilés aux prédateurs sexuels avec ce hashtag. Une bêtise insensée à laquelle des internautes ont répondu avec humour. Je cite notamment “L’avantage c’est que je connais pas de cochon qui va défiler pour se plaindre de l’amalgame ou se placarder « not in my name » sur le groin”, tweeté en réponse à aymeric.

Le problème de ces courants de pensée antispécistes, c’est qu’en plus de ne mener à rien, car un tel changement n’est je pense pas envisageable vu l’absurdité des propos défendus, c’est qu’il occulte d’autres phénomène plus grave. Au lieu de se concentrer sur les insultes destinées aux animaux, il devrait peut être utiliser sa voix et sa popularité pour parler de sujets plus graves, comme la prostitution infantile. Car cette dernière est un fléau qui touche nos sociétés, et pas seulement sur d’autres continents et dans d’autres pays exotiques.

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