Faut-il être beau pour plaire ?

Faut-il être beau pour plaire ?

De manière étymologique, le beau ou la beauté reste une notion tout à fait abstraite. Cette notion représente tout ce qui peut provoquer chez un individu un sentiment esthétique, avec des critères que lui même définis. En effet, chaque personne à sa propre conception de la beauté et de ce qui ne l’est pas. Beaucoup de gens pense à tort que ce qui est beau l’est forcément pour tout le monde, ce qui peut être vrai pour des objets qui sont neutres, qui ne provoquent aucune réaction chez l’individu qui les regardent. Ainsi, les beauté en elle-même ne suffit pas à activer des émotions et des sentiments chez un individu. Ceux sont les interactions sociales qui vont déclencher de l’émotion chez une personne, alors qu’un parfait inconnu dans la rue est de manière émotionnelle complètement neutre. Vient par la suite, les interactions sociales, c’est le moment où l’individu va découvrir la personnalité, l’humour, les centres d’intérêts mais également la manière de parler de son interlocuteur. Ainsi, ceux sont toutes ces choses qui vont embellir ou enlaidir votre ressenti vis à vis de votre interlocuteur.

Chez l’homme, le physique compte énormément, ainsi si un homme est attiré par une femme, il aura souvent très envie de passer à l’action, bien entendu tous les hommes ne se comportent pas comme ça. En revanche, pour la femme, le physique d’un homme n’a pas du tout la même incidence sur son ressenti. Biensur au premier abord avant d’engager la conversation et comme tout individu, elle jugera au minimum le physique puis, viendra le moment ou elle s’interessera à la personnalité de la personne avec qui elle rentre en contact. L’apparence physique est donc beaucoup moins déterminante chez la femme que chez l’homme, encore une fois bien entendue toutes les femmes n’adoptent pas ce comportement.

L’idée de beauté physique est elle datée ?

Selon l’historien George Vigarello : “ Depuis toujours, et à toutes les époques, les normes de beauté racontent les relations entres les êtres. A la Renaissance, “le beau sexe” (les femmes) représentait la grâce, un décor passif qui devait séduire l’homme fort pour le servir et perpétuer l’espèce. Il fallait alors afficher un teint blanc, signe de bon état intérieur du corps. Au besoin en le protégeant derrière un masque. Et, au XVIIe siècle déjà, elles avalaient de la craie pulvérisée pour maigrir et conserver une taille svelte, signe de distinction”. C’est à l’apparition des psychés à la toute fin du XIXe siècle que tout à changé. Ces grands miroir ont permis de se voir intégralement alors qu’avant ils ne montraient que le haut du corps. Jusqu’alors tout se jouait sur la physionomie : les yeux, un joli nez, un corps serrée dans un corset.

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